Conduire la louange

Etre conduit dans la louange 

Tous les Lévites qui étaient chantres, Asaph, Héman, Jeduthun, leurs fils et leurs frères, revêtus de byssus, se tenaient à l’orient de l’autel avec des cymbales, des luths et des harpes, et avaient auprès d’eux cent vingt sacrificateurs sonnant des trompettes et lorsque ceux qui sonnaient des trompettes et ceux qui chantaient, s’unissant d’un même accord pour célébrer et pour louer l’Eternel, firent retentir les trompettes, les cymbales et les autres instruments, et célébrèrent l’Eternel par ces paroles: Car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours! En ce moment, la maison, la maison de l’Eternel fut remplie d’une nuée. Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la nuée; car la gloire de l’Eternel remplissait la maison de Dieu. 2 Chroniques 5 :12-14

Voici un passage que doivent affectionner les personnes chargées de conduire la louange. Pourtant on peut parfois (ou souvent) se sentir loin de ce vécu. Peut-être s’imagine-t-on que tout va se faire tout seul, on s’attend seulement à l’intervention de notre Dieu. Or dans la Parole de Dieu, avant l’action de Dieu, il y a la préparation des serviteurs, des chefs de tribus, des hommes de guerre, du roi, etc... Action de Dieu, ne doit pas rimer avec improvisation. Liberté du Saint-Esprit ne veut pas dire négligence de la préparation.  

Le service de la louange est une source de joie mais aussi une charge qui peut être effrayante. Il y a aussi des moments de frustration quand tout ne se passe pas comme prévu ou comme on souhaiterait. La frustration peut aussi trouver sa source dans un ressenti : celui de ne pas atteindre le plein potentiel dans la louange. Il est alors important de faire le bon diagnostic du service afin de l'améliorer.

La première question pertinente qui doit être posée est : Ai-je bien rempli mon rôle ? Ne nous leurrons pas sur les causes en incriminant systématiquement le style de musique ou l’âge des chants choisis. Ce n’est pas le premier critère. Il s’agit de vérifier si nous avons bien rempli notre part, d’abord spirituellement, puis techniquement. 

Il n’y a pas, à proprement parler, de technique pour amener le peuple de Dieu à louer, adorer et écouter l’Eternel. Il n’est pas question d’obéir à une courbe de veillée (comme un animateur), d’amener une ambiance ou de copier une prestation vue ou entendue ailleurs. Nous avons un Dieu de diversité. Il agira toujours différemment selon les personnes et les circonstances. Maintenant, il  y a des aspects techniques du service qu’il faut connaître afin de ne pas passer à côté d’une rencontre du peuple avec son Dieu.  

Nous comprenons alors que le premier axe du service sera spirituel. Cela concerne ma vie spirituelle individuelle, la vie spirituelle du groupe, la préparation spirituelle du service.

Concernant l’aspect technique, je le classe en trois catégories ou fonctions :

* La fonction Chantre
La fonction Conducteur de louange
La fonction Leader de louange  

Bien que ces termes soient indifféremment utilisés pour désigner le même service, ils renferment des notions que j’aime différencier dans le but de bien cerner le service. Ces points sont développés au cours de l’atelier conduite de louange du START, mais je vous en fais une présentation.

1. LA FONCTION CHANTRE

Elle renferme tout ce qui concerne la technique musicale : 
 Il est très fréquent (mais pas obligatoire), que la personne qui dirige la louange soit aussi le leader vocal. Dans ce cas, il est important d’avoir un minimum de connaissance de technique vocale, deux ateliers sont proposés chaque année au START concernant la voix. Il est aussi question de la rythmique, il faut savoir se repérer dans le rythme. Sans oublier la culture musicale pour ne pas s’enfermer dans un style.  

2. La fonction Conducteur de louange

 Cette fonction est tournée vers l’auditoire (en général l’Eglise mais pas que…). Il s’agit de définir et baliser un itinéraire comme le ferait un guide de haute montagne pour amener l’auditoire au lieu prévu par Dieu. Cela présuppose que le conducteur sache où il va ! Connaître le lieu de rencontre : c’est bien. Connaître le chemin qui y conduit : c’est mieux ! On parle ici de la liste de chants, d’apprentissage de nouveaux chants, conduite explicite de l’auditoire…  

3. La fonction Leader de louange

Elle concerne le groupe de louange (bien définir toutes les personnes qui interviennent dans la louange) et comprend : 

  • la préparation, la diffusion et l’explication de la liste de chants
  • la préparation et l’exécution de la répétition
  • la gestion du groupe pendant et en dehors du service de louange
  • le recrutement (je préfère parler de préparation de l’avenir)

Réalisons alors que le service de la louange sera très gourmand en temps et en énergie mais que celui qui s’y consacre pleinement verra ses forces renouvelées. Et enfin, rien de cela ne pourra porter de fruits s’il n’y a pas une entière soumission à l’autorité spirituelle en place… mais cela vaut pour tout service dans l’Eglise du Seigneur. Bon service à chacun !  

Thierry Carême